Née en 1957 à Belgrade en Yougoslavie, Eleonora Brük est décédée en 2004 à Simiane la Rotonde en France.
De nationalité britannique, elle fait toutes ses études à Londres. Diplômée du Goldsmith College of Arts elle retourne à Belgrade en 1987 et participe à de nombreuses expositions. En 1991, elle part pour le sud de la France et ouvre son atelier « les mains sur terre » à Simiane la Rotonde qui l’adopte.
Propos de l’artiste
« De cette chaude nuit d’été 1957, je ne me souviens que de ma sortie dans ce monde.
A 4 ans, je fais mes premiers pas vers la liberté. Avec ma sœur de 5 ans, on s’échappe de la garderie pour traverser la ville de Belgrade et rentrer à la maison où on était mieux.
6 ans, le premier jour d’école et mes parents qui arrivent après un long voyage…mon premier voyage à l’étranger : l’Algérie avec mes parents : papa qui travaille et maman qui s’épuise pour m’inculquer l’apprentissage de la lecture – Alger, souvenirs chaleureux et frais comme la glace à la pistache (je n’avais jamais vu de glaces, ni de pistaches). Dans le grand immeuble où on habitait, nous étions une petite bande de copains qui jouions ensemble. Ma sœur et une autre fille yougoslave me sauvaient des leçons pénibles de la lecture pour que je fasse la traduction entre elles et nos nouveaux copains algériens. Non, je ne parlais ni le français ni l’arabe, mais c’est là que j’ai appris mes premiers mots de français « Deux kilos de pommes de terre s’il vous plaît ».
A 8 ans, ma mère meurt dans un accident de voiture d’où je sors sans même un bleu. Ma vie change pour toujours avec ce souvenir imprimé à jamais.
A 10 ans, à l’école, l’institutrice demande une rédaction sur « la patrie ». Je réponds : « ma patrie, c’est le monde. »
A 13 ans, je quitte la Yougoslavie pour aller à l’école en Angleterre, puis pour aller à l’école en Afrique, et puis encore en Angleterre. C’est la décision de m’inscrire à l’école des Beaux-Arts en Angleterre qui, enfin, donne un sens à ma vie.
Depuis, c’est pareil, je cherche et des fois je trouve ce qui me permet de chercher à nouveau… »

L’artiste dans son atelier « les mains sur terre »
« Ma rencontre avec l’argile fut un amour dès le premier contact. Substance noble et pure, vive et obéissante sous mes mains, l’argile m’a indiqué la direction de mon art


Plus besoin de faire de compromis et de méditations : entre moi-même et la substance, il n’y avait rien que l’âme qu’il fallait transmettre à l’argile par le simple contact des doigts. Cet acte si simple m’a fascinée pour toujours. »
Les 3 enfants sculptés (en grès) par Eleonora ont généré une édition d’art en bronze
Ce sont eux qui ont donné l’élan à Eleonora Brük de venir les exposer à la galerie Arte Viva en compagnie d’autres sculptures, toutes vivantes et vibrantes.
L’édition bronze disponible à la vente
Cette édition est limitée à 12 exemplaires pour chaque sculpture, numérotés (de 1 à 8 en chiffre arabe et de I à IV en chiffre romain) au fur et à mesure de l’enregistrement des commandes. Un certificat d’authenticité est délivré pour chaque pièce que la patine, différente à chaque fois, rend unique.
Renseignements et réservation
Pour tout renseignement et/ou réservation, Il vous suffit de formuler votre demande, de préférence par mail en indiquant vos coordonnées et sur quelle(s) sculpture(s) se porte votre choix. Dans la limite des disponibilités, chacune des 3 sculptures peut être achetée séparément. Mais il est tout à fait possible d’adopter la fratrie !
Françoise Lamarre-Hauters
francoise.lamarre-hauters@orange.fr
06.08.03.45.53
Vous recevrez toutes les informations souhaitées : disponibilité en fonction des commandes déjà enregistrées, délai de fonte, prix…
Vous l’avez compris ces enfants vous proposent une belle aventure :
Vous faire plaisir, générer un don conséquent et participer ainsi à une action de cœur.
Fabrication d’un bronze
Si vous en exprimez le désir vous pourrez assister à la patine de votre sculpture, étape qui rend l’œuvre vivante et en fait une pièce unique.
La fabrication d’un bronze est complexe. Il a fallu au préalable réaliser un moule à partir de l’œuvre originale.
Ce moule permet pour chaque bronze mis en fabrication d’obtenir une cire, réplique de la sculpture originale.
La cire est prise dans un moule de potée qui est enfoncé dans du sable contenu dans un récipient capable de recevoir le volume du moule et de résister à la pression que représente la coulée du bronze en fusion.
Le bronze en fusion est versé dans les trous réservés à l’effet qu’il pénètre rapidement par les évents, fasse fondre la cire et prenne sa place. Opération très technique, physique et délicate qui demande la présence de toute une équipe.
Après un temps de refroidissement, le moule de potée est détruit pour libérer la sculpture de sa gangue.
Il faudra alors éliminer les évents qui se sont figés en bronze, ciseler la sculpture pour la rendre parfaite.
L’opération finale est la patine.
Toutes ces étapes demandent plusieurs semaines.